Publié le 6 octobre 2026
Gérante de crêperie à Saint-Marc, envie de tendresse
La crêperie est fermée depuis deux heures, le billig refroidit et moi je suis assise au comptoir avec un cidre que je n'ai pas fini. Le quartier dort, la rade aussi. Je suis gérante de crêperie à Saint-Marc depuis vingt ans, veuve depuis quatre, et ce soir j'ai osé m'avouer la vérité : rentrer seule ne me suffit plus. J'ai cinquante-deux ans, un caractère breton, des mains qui ne savent pas rester immobiles et une tendresse inemployée. J'espère un homme chaleureux, simple, qui aime rire et prendre son temps, pour des soirées tendres qui finissent tard. Je n'ai rien d'une femme compliquée. Dis-moi plutôt froment ou sarrasin, et je te dirai quand passer.






